Suivez-moi au Printemps de l’Optimisme ! 3/3

3e et dernière partie de l’aventure ! Pour lire les 2 premières :

10) La méthode Coué

Luc Teyssier d’Orfeuil, auteur de La méthode Coué : Être plus épanoui avec l’autosuggestion consciente, évoque dans cette conférence une méthode dont on parle beaucoup mais que l’on connaît peu… Emile Coué, pharmacien de son état, a pris conscience de l’impact de ses mots dans le processus de guérison de ses patients, et en a tiré une méthode : l’autosuggestion consciente, c’est-à-dire l’implantation d’une idée en soi-même par soi-même :

  1. Par le corps : l’expression de mon visage ou ma posture influent sur mon état mental
  2. Par l’image : la visualisation, je me vois déjà gagner, un peu comme les grands athlètes
  3. Par les mots : nous sommes souvent inconscients du fait que nos mots sont nos maux, donc Emile Coué préconise plutôt de se répéter :

Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux

Vous allez répondre : « oui mais si je ne vais pas bien ?! ». En fait cette méthode ne nous invite pas à être incohérent : c’est simplement que, si je suis malade, je préfère dire « je me soigne et je vais aller mieux ».

L’important est de retenir une formulation positive, sans injonction, et sans verbe « penser » ou « essayer » : par exemple, je remplace « il faut que j’essaie d’arrêter de faire des insomnies » par « je vais dormir profondément ce soir », qu’est-ce que vous en pensez ?

La méthode d’Emile Coué nous enseigne 3 choses essentielles dans la manière dont nous nous conditionnons nous-mêmes à vivre nos vies :

  1. Toute pensée que nous avons et entretenons devient réalité
  2. Ce n’est pas la volonté qui nous fait agir mais l’imagination : imaginons une poutre de la largeur de notre pied, nous marcherions volontiers dessus si elle était posée au sol, en revanche nous nous persuaderions que nous ne pouvons pas le faire si elle était suspendue dans le vide et reliée à deux bâtiments, pourtant notre capacité à marcher dessus est la même… C’est ainsi qu’on s’empêche de faire les choses parce qu’on imagine ne pas pouvoir les faire : entre la volonté et l’imagination c’est toujours l’imagination qui gagne !
  3. Plus vous voulez, moins vous pouvez : plus je me focalise sur l’obstacle que je veux éviter, plus je risque d’aller droit dessus ! C’est donc en lâchant prise que j’y arrive : c’est la Loi de l’effort converti

11) Comment est-il possible d’être heureux aujourd’hui ?

Ilios Kotsou, une personnalité que je trouve particulièrement inspirante depuis que j’ai fait sa connaissance grâce au magazine Happinez, évoque le bonheur :

Si l’on part de son contraire, le malheur c’est 3 choses :

  1. le manque
  2. le rejet
  3. l’incohérence

Donc le bonheur, ce qui est validé par nombre d’études scientifiques, c’est :

  • la plénitude : que l’on cultive par l’attention et la gratitude
  • être lié : grâce à la bienveillance
  • être à sa place

Le bonheur ce n’est donc pas quelque chose d’extérieur, ce n’est pas quelque chose que l’on recherche, c’est une ATTITUDE.

Et comme toute attitude, on peut la cultiver.

Pourtant, dans notre société de compétition, on pense qu’être heureux c’est être le meilleur.

Mais tenter d’être LE meilleur nous rend-t-il meilleur ? Est-ce que cela nous aide à rejoindre le meilleur de nous-même ?

La réalité est que non, car si j’aspire à être le meilleur je deviens fragile, car je dépends de l’extérieur, de ce que cet environnement me renvoie, tantôt glorieux, tantôt désastreux… Regardons autour de nous : la compétition engendre nécessairement les comportements qui vont avec : mentir, tricher, stigmatiser, intégrer ceux qu’on considère comme nous et exclure les autres… Est-ce vraiment ce que nous voulons ?

Apprenons la bienveillance à l’égard de nous-même : on fait passer l’idée qu’être dur avec soi-même nous mène au meilleur… Mais c’est l’inverse ! Bienveillance n’est pas complaisance, c’est un regard amical et doux avec soi-même pour voir avec lucidité en soi sa part d’ombre, et ainsi cesser de pointer l’ombre des autres parce qu’on n’accepte pas la sienne…

Alors commencez dès maintenant à vous parler à vous-même comme vous parlez à votre meilleur ami, sans rien exiger, sans rien reprocher, avec un cœur ouvert et accueillant, sans condition, conscient que sa valeur est invariable quoi qu’il fasse ou dise, et qu’il n’a rien à faire pour mériter de prendre sa place, pour mériter l’amour

Nous avons tous été blessés, à un moment où nous étions vulnérables, et nous nous sommes protégés : à présent, débarrassons-nous de cette armure si encombrante et si lourde lorsqu’il s’agit de prendre quelqu’un dans ses bras, d’entrer en amitié avec les autres, de vivre tout simplement…

Un porteur d’eau transportait deux grandes jarres aux extrémités de sa planche. L’une des jarres était fêlée et perdait presque la moitié de son précieux contenu au cours de chaque voyage. La situation dura ainsi pendant deux ans. Deux ans au cours desquels le porteur d’eau ne livra qu’une jarre et demie d’eau, chaque jour, à son maître. Bien sûr, la jarre sans défaut était fière : elle parvenait à remplir sa fonction du début à la fin sans faillir. Mais la jarre abîmée avait honte de son imperfection. Elle dit un jour au porteur d’eau, alors qu’il la remplissait à la source :

« Je me sens coupable et je te prie de m’excuser… – Pourquoi ? demanda le porteur d’eau. De quoi as-tu honte ? – Depuis deux ans, je n’ai réussi à porter que la moitié de ma charge à notre maître à cause de cette brèche qui fait fuir l’eau. »

Touché par cet aveu et plein de compassion pour la jarre, le porteur d’eau lui répondit : « Je vais te demander quelque chose : tout à l’heure, quand nous reprendrons le chemin du retour vers la maison du maître, je veux que tu observes les fleurs qui poussent sur le bord du sentier… »

Au fur et à mesure que le porteur d’eau avançait le long de la colline, on apercevait le bord du chemin couvert de fleurs baignées de soleil. Le porteur d’eau dit alors à la jarre : « Ne t’es-tu pas aperçue que toutes ces belles fleurs, elles poussent de ton côté du chemin? J’ai toujours su que tu perdais de l’eau, j’ai planté des semences, et chaque jour, tu les as arrosées de ton précieux contenu. Grâce à toi, j’ai pu pendant ces deux ans cueillir de magnifiques fleurs qui ont décoré la table du maître ».

Soyons fiers de nos fêlures ♥

12) Même pas peur d’être heureux

Comment font les gens heureux pour être heureux ? : voici la question majeure que s’est posée Sophie Machot :

Il est normal que nous ayons chacun notre définition de ce qu’est être heureux, mais il existe quelques constantes :

  • les gens heureux savourent les plaisirs simples de la vie
  • les gens heureux pratiquent des activités de flow : celles qui sont en lien avec leurs valeurs, qui ont du sens, qui relèvent de leurs compétences, sont un challenge, exigent une présence totale, un engagement, impliquent une création, nécessitent une focalisation
  • ils ont une vie sociale ressourçante : ils ont des personnes ressources auprès desquelles ils vont chercher l’énergie
  • ils s’autorisent à rêver : font une liste de rêves, s’autorisent à être plus heureux
  • ils sont dans l’action et ont des objectifs motivants : mais vraiment motivants !
  • ils cultivent la gratitude, savourent, vivent en conscience

Au fond, Bonheur = Bien-être + Conscience (c’est la définition du psychiatre Christophe André), ce qui suppose de contrer le phénomène d’adaptation hédonique : c’est-à-dire notre propension à tenir pour acquis ce que nous avons la chance d’avoir dans notre vie…

Il existe 3 grands mythes à déconstruire :

  1. Je serai heureux quand… (mariage, enfant…) : c’est le meilleur moyen de passer à côté de sa vie, car les études montrent que notre taux de satisfaction dans l’existence n’en dépend que pour 10% !
  2. Je ne peux pas être heureux si (problèmes de santé, perte, manque..) : nous surestimons la longueur et l’intensité du désespoir face aux aléas de la vie
  3. La vie est une autoroute, tout se passe de façon fluide, et pour certains c’est facile : c’est FAUX !!!

Voici 3 exercices pour être plus heureux :

  • Lister toutes ses peurs : circonstancielles et existentielles (peur des araignées, de la mort, du vide, de perdre quelqu’un…) et les nommer. Puis, faire l’inverse de ce qu’on fait habituellement, c’est-à-dire entrer en amitié avec elles en faisant le geste de les prendre par la main et de marcher avec elles
  • Que ferais-je si je n’avais pas peur ?
  • Que dirais-je à quelqu’un qui vit la même situation ?

Plutôt que « après la pluie le beau temps », apprenons à chanter sous la pluie !

13) L’année du déclic, et si c’était la vôtre ?

La journaliste Charlotte Savreux nous parle de son livre L’année du déclic, mais surtout des enseignements qu’il porte, pour jouir de la vie telle qu’elle se présente et pour nous redonner le goût des possibles, car nous avons tous un potentiel extraordinaire.

Quel est le trait commun des personnalités qu’elle a rencontrées pour écrire ce livre ? Elles ont toutes tiré parti de leur situation face aux difficultés de la vie.

Merci à ceux qui m’ont dit non, car ils m’ont permis de rencontrer ceux qui m’ont dit oui.

Claude Lellouche

Derrière notre Peur, il y a notre ego, la peur non pas de l’autre mais de soi-même…

Le « Déclic » (dans le travail, l’amour, un projet), c’est quand l’envie devient plus forte que la peur !

Dans notre vie, nous ferons 2 types de choix :

  • le « choix bon » est celui qui flatte l’ego, qui est bien vu par les autres 
  • le « bon choix » est celui qui est guidé par nos aspirations profondes. Ce choix nous fait d’abord peur, mais si nous le faisons, la vie nous accompagne.

Et quand, à l’occasion d’une perte, nous pensons que la vie est contre nous, en réalité regardons de plus près et voyons qu’elle nous montre simplement la voie et nous fait découvrir nos ressources.

Rappelez-vous aussi que les autres vous reprochent ce qu’ils ne s’autorisent pas à faire pour eux-mêmes… Renouez simplement avec votre désir, avec ce qui est bon pour vous : si tout était possible, de quoi auriez-vous envie ?

Nous entrons dans la saison du printemps, du renouveau, des nouveaux projets : et vous qu’allez-vous semer ?

En allant à la 4e édition de cet événement, et encore davantage en vous faisant partager mon expérience, je me suis faite ambassadrice de l’optimisme. A votre tour maintenant !

On se donne rendez-vous au Printemps de l’Optimisme 2018 ?

Et n’oubliez pas : soyez heureux 😉

Rendez-vous sur Hellocoton !

A propos de l'auteur

Moi c'est Mia, j'ai 31 ans, et je suis ravie de vous accueillir sur ce blog 100% Bonheur ! Au fil des semaines je partagerai avec vous les conseils et expériences qui m'ont guidée et qui peut-être vous inspireront aussi ♥

2 commentaires

  1. Merci d’avoir pris la peine de faire cette belle synthèse des « Journées de l’Optimisme 2017 » !
    Je l’ai lu avec intérêt et plaisir.
    Puis-je vous demander de m’informer sur la procédure d’inscription aux Journées 2018 ? Qui organise ?
    Gratitude et belles pensées pour vous….
    Paul

    1. A mon tour de vous remercier pour votre gentil message ! je suis très heureuse que cela vous ait plu
      Pour l’inscription, je me suis personnellement inscrite via le lien facebook puisqu’une page avait spécialement été créée pour l’occasion, et l’inscription est gratuite. En 2018, l’événement aura sans doute à nouveau lieu vers la mi-mars donc vous pourrez vous inscrire dès la mi-février comme je l’avais fait. Pour plus d’infos, voici :
      – l’adresse du site internet : http://www.printempsdeloptimisme.com/
      – l’adresse mail des organisateurs : infos@printempsdeloptimisme.com
      Prenez soin de vous !

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