burn out épuisement professionnel

Risquez-vous l’épuisement professionnel ?

Dans cet article, je vais vous parler du mal du siècle… il ne s’agit pas des maladies chroniques, ni de l’obésité, ni de la consommation massive de « junk food »… tous ces fléaux qui ne sont en fait que la conséquence du véritable mal : le stress chronique ! En Europe, cette calamité serait à l’origine de 50% à 60% de l’absentéisme des salariés selon l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail…

Commençons par tordre le cou à une idée reçue selon laquelle il faut distinguer « bon stress » et « mauvais stress » : le stress est fondamentalement TOXIQUE pour nous ! il n’y a pas de bon stress !! A la rigueur, pareille idée pourrait se justifier dans un contexte dangereux où le stress devient utile et même nécessaire à la survie, mais avouez que ces situations sont heureusement marginales pour la plupart d’entre nous.

Nous avons certes besoin d’énergie pour nous lever le matin et mener à bien nos projets, mais il s’agit d’enthousiasme, d’aspiration, de plaisir… Si d’aventure vous ne ressentez pas d’émotion positive à l’idée d’aller au travail et que cela génère du stress, ce stress n’a rien de bon. Il nous ronge, nous fragilise, nous rend vulnérable dans nos rapports avec les autres. Bien entendu, nous avons la capacité de nous en protéger, même dans notre société hyperactive où tout va vite et où tout nous enjoint d’être sur plusieurs fronts en même temps. Mais cela suppose une âme de rebelle : prendre la décision de ne plus faire comme tout le monde et de respecter dorénavant votre rythme naturel…

Parce que le stress nous consume, il n’est pas rare hélas que, devenu chronique et sur une période plus ou moins longue, il conduise au burn out… Ce fléau toucherait entre 5 et 10% des salariés en France. De quoi s’agit-il ? D’un syndrome d’épuisement professionnel caractérisé par une fatigue physique et psychique intense, associée à un sentiment de perte de contrôle de son existence et de désespoir.

Êtes-vous dans une situation à risques ?

Vous êtes plus ou moins exposé au danger du burn out selon deux types de facteurs :

  • Votre personnalité : l’épuisement guette en particulier les personnes très (trop) engagées dans leur travail et trop dévouées à leur entreprise, les grands perfectionnistes, ceux qui ne savent pas déléguer, les personnes qui peinent à respecter et affirmer leurs propres besoins et limites, ceux qui associent leur valeur personnelle à leurs résultats professionnels
  • Le contexte professionnel : la toxicité de votre environnement de travail peut se manifester par un supérieur hiérarchique (ou un autre collègue) à la personnalité très manipulatrice et/ou caractérielle (ce que j’ai connu), ou bien par des responsabilités et une charge de travail excessives en raison d’une politique de réduction des coûts et du personnel, ou bien par une répartition des rôles confuse et un manque de clarté dans la définition de votre poste de travail, ou encore par une autonomie insuffisante dans votre travail

Présentez-vous des signes avant-coureurs de burn out ?

Voici les principaux indices pour déceler un processus d’épuisement professionnel :

  1. Vous ressentez fréquemment des tensions musculaires et des migraines : tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime… dans notre corps 🙁 d’abord par des tensions, les premiers signaux d’alarme, puis par la maladie si le déni continue trop longtemps
  2. Vous tombez souvent malade : rien d’étonnant lorsqu’on sait que le stress produit de grandes quantités de cortisol, une hormone que nous ne sommes pas censés sécréter en permanence au risque d’avoir d’importants problèmes de santé
  3. Vous vous sentez sans arrêt fatigué, dès le matin au réveil et même après un long week-end ou lors de vos congés, que vous dormiez correctement ou pas
  4. Vous avez de moins en moins de motivation à vous rendre au travail et vous avez des difficultés à vous concentrer et à décider, et malgré tout, le travail vous occupe continuellement l’esprit
  5. Vous ressentez de plus en plus d’émotions négatives : irritabilité, colère, anxiété, inquiétude, tristesse, sentiment d’échec et d’incompétence, etc.

Vous êtes concerné : que faire ?

Rassurez-vous, vous n’êtes pas démuni, ce que vous pouvez faire se situe à 2 niveaux : votre CADRE de travail et VOUS-même.

1) Agir sur votre environnement de travail :

  • D’abord, il est essentiel de communiquer avec votre manager (qui a autant intérêt que vous à ce que vous vous sentiez à l’aise dans votre travail), afin que vous puissiez : clarifier les tâches, n’accepter que les missions que vous vous savez en mesure d’assumer (par respect pour vous-même et dans l’intérêt de tout le monde), faire le point sur votre marge de liberté, fixer ensemble des objectifs précis, réalistes et gratifiants, gérer une éventuelle mésentente avec l’un de vos collègues, susciter et apprécier la reconnaissance de votre supérieur dont vous avez légitimement besoin pour rester motivé (même si la plus belle reconnaissance est celle sur l’on s’offre à soi-même et sans condition !)
  • Ensuite, vous pouvez sans doute songer à une meilleure organisation de votre travail, d’une part en améliorant la gestion de vos mails : prévoir seulement 2 ou 3 plages horaires par jour (9, 11 et 17h par exemple) pour les traiter, vous désabonner des newsletters inutiles ou autres messages groupés qui ne vous concernent pas vraiment, et fermer la boîte mail quand vous devez vous concentrer sur un travail en particulier. Et d’autre part en déléguant : ce qui suppose d’avoir confiance en la personne du délégataire, d’accepter que ce travail ne sera pas réalisé comme vous l’auriez fait et que cela mettra peut-être plus de temps, mais ce temps vous pourrez quant à vous le consacrer à autre chose !

2) Prendre soin de vous :

  • Au travail : pensez à vous ressourcer de toutes les façons possibles, par exemple en passant un moment convivial avec des collègues, en vous étirant et en respirant, en écoutant de la musique, en faisant une micro-sieste d’une dizaine de minutes, en personnalisant votre espace de travail et en y installant une ou deux plantes vertes (ce qui présente le double avantage de combler notre besoin de beauté et de créer en outre une cloison symbolique entre soi et les collègues dans un open space)
  • Chez vous : créez-vous un rituel de décompression comme une petite promenade en conscience, une douche, des respirations, 10 minutes de méditation, un peu de yoga…
  • Dans vos loisirs : si votre travail ne vous apporte pas suffisamment de satisfaction, vous pourrez alors en trouver dans ce que vous aimez passionnément faire, au point de perdre toute notion du temps : un sport, un jeu, un engagement associatif, un moment entre amis ou avec votre conjoint…

Si malgré tout ça vous vous sentez toujours au bord du gouffre, n’attendez plus une minute est demandez de l’aide : bien d’autres, moi y compris, l’ont fait avant vous et s’en sont sortis, et bien vite vous en sortirez aussi. Faites-en part à vos proches, dont le regard extérieur et bienveillant vous aidera, à votre médecin qui a sans doute de nombreux patients qui vivent une situation comparable à la vôtre, à des collègues de confiance, éventuellement à un avocat (spécialiste de droit du travail c’est mieux), à un professionnel de la relation d’aide ou de la souffrance au travail, etc.

Et pour terminer, une vidéo de très beaux témoignages que je vous conseille si le sujet vous touche :

Et n’oubliez pas  : soyez heureux 😉

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A propos de l'auteur

Moi c'est Mia, j'ai 31 ans, et je suis ravie de vous accueillir sur ce blog 100% Bonheur ! Au fil des semaines je partagerai avec vous les conseils et expériences qui m'ont guidée et qui peut-être vous inspireront aussi ♥

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