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Okinawa : les 4 piliers de l’art de vivre centenaire (et heureux)

« L’homme ne meurt pas, il se tue » Dr Alexandre Guéniot.

Vous savez certainement que l’archipel d’Okinawa est connu pour être l’un des endroits du globe qui abritent le plus grand nombre de centenaires au monde, avec une espérance de vie de 86 ans pour les femmes et 83,5 ans pour les hommes.

Mais saviez-vous qu’Okinawa c’est aussi 15% des « supercentenaires » (110 ans et +) de la planète pour seulement 0.002% de la population mondiale ? Que 97% de ces centenaires ne connaîtront aucun problème de santé grave ? Que les Okinawaïens subissent 5 fois moins les maladies les plus graves et les plus fréquentes qui frappent l’humanité ?

Dans cet article, je voudrais vous dévoiler leurs secrets : respirer, bouger, positiver, rire, créer, partager… En fait on pense spontanément à leurs habitudes alimentaires, mais le mode de vie okinawaïen ne se réduit pas à cela, et nous oriente davantage vers « un enrichissement progressif de l’ensemble des dimensions du mieux-vivre » (Dr Jean-Paul Curtay).

Il existe à mon sens 4 piliers au « modèle Okinawa ».

1) Cultiver une vision constructive du monde

Les habitants de cet archipel ont en commun une perception particulièrement positive du monde et de la vie, une certaine philosophie de vie, qui va de pair avec le désir de contribuer à embellir et harmoniser le monde.

Ce qu’on observe c’est qu’ils se sentent reliés à une perception plus vaste de l’univers : ils partent du principe (tellement évident que nous l’oublions) que la Terre, la vie, les Hommes, mes parents, moi, nous aurions pu ne JAMAIS exister… A partir de là il devient évident que les aléas de la vie ne sont rien de plus que des nuages qui passent et repartent sans aucune espèce d’importance.

Vous vous dites peut-être que tout cela est bien trop philosophique ou spirituel pour vous ? En réalité c’est avant tout une vision pragmatique ! Les Okinawaïens refusent tout simplement de gâcher de l’énergie (et tellement d’énergie ! 🙁 ) dans la plainte, la frustration ou la colère, et préfèrent l’investir dans les solutions et l’amélioration d’eux-mêmes et de leurs conditions de vie. Au fond, ils considèrent la vie comme les arts martiaux : un maximum d’efficacité pour un minimum d’énergie.

Nous avons en effet 2 façons d’utiliser notre énergie : soit dans le stress soit dans la vitalité, soit on se lamente soit on progresse.

Je vous invite à pratiquer de temps en temps cet exercice tout simple : levez les yeux vers le ciel, repensez à l’origine de notre monde, regardez un oiseau, respirez une fleur, touchez un arbre… Bref sentez-vous appartenir à un grand tout qui vous dépasse.

2) Choisir et respecter ses aliments

« Que ton aliment soit ton médicament » disait Hippocrate, le Père de la médecine moderne : et ça les Okinawaïens l’ont bien compris !

Leur alimentation est à 78% d’origine végétale, avec davantage de légumes que de fruits : ils ne mangent pas moins que la plupart des Occidentaux en volume (plutôt même plus) mais beaucoup moins en calories. Ils choisissent des aliments bruts, c’est-à-dire non transformés, en petite quantité (la frugalité est une de leur règle de vie), très peu cuits, et contenant peu de graisses.

Ils ne consomment quasiment pas de produits laitiers, et puisent le calcium dans les algues, les légumes lacto-fermentés, les aromates, les amandes, et le sésame principalement. On constate aussi une très forte consommation de soja sous toutes ses formes : lait, yaourt, tofu, tempeh, haricots… Le riz remplace le pain et autres céréales. Ils accordent aussi une place importante au thé vert longuement infusé.

Mais ils ne se contentent pas d’opter pour des aliments de qualité : ils cultivent un certain RAPPORT à la nourriture. Tandis qu’en Occident nous avons souvent tendance à y projeter nos peurs, nos manques, nos frustrations, nos émotions, les Okinawaïens conçoivent le repas comme un moment privilégié, voire sacré.

Le rituel est le suivant : on se déchausse, on s’attarde sur la beauté de l’assiette (couleurs, disposition, formes), on parle peu pour porter son attention et ses 5 sens sur les saveurs, on respecte et on aime l’aliment : il est un plaisir et non un anti-stress. Puis on sort de table rassasié mais assez léger pour faire n’importe quelle activité : l’Okinawaïen mange moins mais se fait plus plaisir !

3) Etre la meilleure version  de soi-même 

L’amélioration continue fait également partie du « modèle Okinawa » : ils pratiquent beaucoup d’activité physique quel que soit leur âge, avec la conviction profonde que l’on peut toujours s’améliorer et rester dynamique, au niveau physique comme au niveau mental.

Ils utilisent aussi de multiples outils de gestion du stress : la respiration profonde, la méditation, le rire, le jeu (le croquet par exemple), les arts martiaux : taï-chi, karaté… ce qui à la fois entretient un bon capital confiance en soi et efficacité personnelle, et en outre accroît leurs ressources énergétiques jusqu’à un âge avancé.

Ils sont volontiers dépeints par ceux qui les ont côtoyés comme de grands enfants aux yeux malicieux, dont la curiosité est insatiable et qui prennent réellement plaisir à progresser et à apprendre ♥

4) Vivre dans la convivialité

Selon un proverbe d’Okinawa :« nous sommes faits pour vivre par les autres et pour les autres », le soutien et la qualité des relations sociales et affectives est en effet le 4e pilier de l’art de vivre centenaire à Okinawa. Les anciens y sont considérés non pas comme des fardeaux (loin de là) mais comme des porte-bonheur, ce qui engendre des liens intergénérationnels très forts.

A ce propos, saviez-vous que les personnes dont l’hygiène de vie laisse à désirer mais qui sont bien entourées vivent mieux et plus longtemps que celles qui ont un mode de vie sain mais qui sont isolées ? Le mieux étant évidemment de cultiver les deux !

Finalement, je ne sais pas ce que vous en pensez mais il me semble que ce que ce modèle nous apprend d’essentiel est que vous êtes, nous sommes, au gouvernail de notre vie, de notre santé et de notre longévité : par notre manière de nous nourrir, d’entrer en relation avec les autres, de gérer nos émotions, de voir le monde… nous dessinons à chaque instant notre destin, et ça c’est merveilleux n’est-ce pas ?

Si vous voulez aller plus loin , je vous recommande le livre Okinawa du Docteur Jean-Paul Curtay qui a expérimenté in situ et longuement étudié cet art de vivre afin d’en extraire un « programme global pour mieux vivre ».

Et n’oubliez pas : soyez heureux 😉

 

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A propos de l'auteur

Moi c'est Mia, j'ai 31 ans, et je suis ravie de vous accueillir sur ce blog 100% Bonheur ! Au fil des semaines je partagerai avec vous les conseils et expériences qui m'ont guidée et qui peut-être vous inspireront aussi ♥

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