plaidoyer pour le bonheur

Plaidoyer pour le bonheur (Partie 1)

« Un homme marche sur une plage jonchée de millions d’étoiles de mer qui meurent au soleil, et à chacun de ses pas, il en prend une pour la rejeter à la mer ; un camarade qui le voit lui fait remarquer que si louables soient ses efforts, ils ne font aucune différence au regard du nombre incalculable d’étoiles de mer ; à quoi il répond « Si, pour celle-ci cela fait une différence ! »

Cette petite histoire illustre très bien l’esprit des enseignements que porte ce livre écrit par le moine bouddhiste Matthieu Ricard.

Je l’ai lu à la suite d’une très grande déception alors que j’avais 23 ans : ce livre m’a réconciliée avec la vie et je lui dois beaucoup 🙂 c’est pourquoi je voudrais vous faire partager ce qu’il m’a appris dans cet article en 2 parties, peut-être cela vous aidera-t-il aussi.

Plaidoyer pour le bonheur : c’est quoi le bonheur ?

Le bonheur en fait c’est une chose à laquelle on s’entraîne, comme n’importe quel sport ou art : ça implique un travail patient et progressif, au fond c’est une manière d’être qui donne sa qualité à chaque instant de notre vie. C’est un état de plénitude, un sentiment de satisfaction profonde, alors que nous le confondons souvent avec quelques sensations agréables, ou même un plaisir intense ou une explosion de joie qui ne sont en réalité que des éclaircies éphémères et ne dépendent pas de soi-même mais des circonstances extérieures.

Chers amis idéalistes, changer le monde c’est un peu difficile n’est-ce pas ?? et bien la bonne nouvelle c’est que changer sa vision du monde en revanche c’est facile !  Il ne s’agit pas de se répéter sans arrêt que tout va pour le mieux, mais de cultiver une perception plus positive et constructive du monde et de la nature humaine 🙂 🙂

Le bonheur c’est aussi demeurer dans un état de liberté intérieure et de bonté aimante quels que soient nos « échecs » (personnellement j’ai horreur de ce mot !)  – auxquels on ne doit pas donner le pouvoir de nous briser – mais aussi quelles que soient nos succès !! qui ne doivent pas nous griser (du moins pas trop longtemps au risque de nous aveugler, mais en ce qui me concerne je ne compte pas renoncer à cette période d’euphorie sublime qui suit la réussite d’un de mes projets !). Dans tous les cas, il s’agit de vivre pleinement ces événements pour ce qu’ils sont : des instants fugaces auxquels il est inutile de s’attacher… (parce que sinon ça va faire mal…)

A l’inverse, quand on cultive la malveillance, le mépris et l’arrogance, on fait toujours le lit de notre malheur (là je suis bien d’accord !). Nourrissons plutôt en nous l’empathie, la compassion, l’amour altruiste, et tout cela deviendra progressivement un trait fondamental de notre tempérament (je confirme 🙂 ).

C’est pourquoi il importe de regarder calmement au fond de nous – via la méditation (que je pratique depuis 7 ans, lisez mes articles sur le sujet !) – comme on regarde un paysage intérieur, pour y voir avec lucidité nos pensées, paroles et actes qui génèrent de la souffrance pour nous ou pour les autres, et ceux qui procurent au contraire du bien-être.

Gare à l’ego !

L’égocentrisme c’est quoi ? c’est le sentiment maladif que JE suis le centre du monde : ce sentiment de l’importance de soi génère toutes les pensées qui nous perturbent et qui produisent de l’attachement, autrement dit de l’obsession, quand on reste douloureusement hanté par une situation ou une personne : cela nous détruit et fait de nous un fardeau pour notre entourage.

De plus, l’ego nous aveugle : il nous conduit à attribuer à une personne ou à une chose des qualités intrinsèques, alors même qu’autrui ne les lui reconnaît pas ! Par exemple, je considère que ma collègue est insupportable et fondamentalement mauvaise, mais pourtant elle est dans le même temps aimée de son conjoint, ses enfants (et oui !!!) et peut-être même qu’elle est une de mes futures amies… L’ego – qui n’est en vérité qu’un simple concept ! – nous trompe : il nous met dans l’incapacité de discerner les comportements qui créent du bien-être pour moi et pour les autres.

Peut-être vous dites-vous que l’ego c’est la condition de la confiance en soi ? mais en fait la confiance que semble procurer l’ego est précaire car elle se fonde sur des attributs fragiles (la beauté, le pouvoir, le succès, l’opinion d’autrui…) et donc elle vacille à tout changement !! La confiance en soi véritable est en fait l’absence d’ego, une force tranquille, spontanée et libre de toute paranoïa, libérée de l’importance de son propre statut ou position (j’espère y arriver un jour…).

Finalement que sommes-nous ? ne sommes-nous pas d’une certaine façon simplement un assemblage d’os et de chair ? Une fabrication mentale qui se prend pour quelque chose ?

Et face à la souffrance ?

La souffrance, elle est utile si l’on s’en sert pour évoluer tant humainement que spirituellement, mais n’est JAMAIS un bien en soi. C’est vrai que la souffrance nous permet de prendre conscience de l’essentiel… Avec des yeux lucides, on se rend compte que tous nos actes, pensées et paroles sont animés par l’universel désir d’être HEUREUX, donc cessons de rendre les autres responsables de nos déboires…

C’est important de distinguer souffrance et malheur : la 1ère est subie et parfois inévitable (et utile), le 2nd est créé (et inutile !) c’est la façon dont notre esprit vit les souffrances, une insatisfaction qui perdure même quand tout va bien pour nous !!

Or bonne nouvelle : l’esprit est malléable… Et on peut tout à fait ressentir de la tristesse sans perdre le sentiment de plénitude.

Bonheur = satisfaction des désirs ?

Et bien désolée de vous décevoir mais NON : le bonheur n’est pas la satisfaction des désirs, car sitôt assouvis, d’autres désirs apparaissent… Notre contrôle du monde est toujours limité, temporaire et très souvent illusoire : c’est donc la déception qui nous attend si l’on place son bonheur à l’extérieur de soi-même amis lecteurs.

Bonheur = plaisir ?

Le plaisir ce n’est que l’ombre du bonheur, parce qu’il dépend des circonstances, des lieux et de moments privilégiés : il est instable ! En outre il devient neutre, puis désagréable, voire insupportable quand il dure trop longtemps, telle une chandelle qui se consume (on le comprend quand on fait une overdose de chocolat 😉 ). Mais ça ne veut pas dire qu’il faut s’en priver !! du moment qu’on en fait un usage raisonné et qu’on n’en attend pas trop.

Bon vous me direz ok c’est bien beau tout ça : maintenant le bonheur on sait ce que c’est et ce que ce n’est pas, mais comment on le trouve ???? Réponse dans la 2ème partie de cet article !

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A propos de l'auteur

Moi c'est Mia, j'ai 31 ans, et je suis ravie de vous accueillir sur ce blog 100% Bonheur ! Au fil des semaines je partagerai avec vous les conseils et expériences qui m'ont guidée et qui peut-être vous inspireront aussi ♥

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